samedi 7 novembre 2009

Jour 7: Fiction friday (même si on est samedi) -- extrait!

Je. Suis. Lente. Très. Lente.

Je suis quand même en avance pour ce 7e jour de NaNoWriMo. Théoriquement, pour écrire 50 000 mots en 30 jours, il faut écrire une moyenne de 1667 mots par jour. Donc après sept jours, le compte devrait être à 11 667. Genre. J'en suis à près de 18 000 mots.

Je devrais être fière. Je n'ai jamais autant écrit. Mais évidemment, en plus de la petite voix qui me murmure que c'est nul, il y a la petite voix qui me répète que ce n'est pas assez. Que je devrais faire mieux -- plus. Ce qu'elles m'emmerdent les voix! J'aimerais pouvoir me dire que je suis fière de moi et que j'arrête là. Il est près de 20 heures, j'irais platement me coucher en essayant d'ignorer les bruits du chalet que je ne connais pas, j'aimerais avoir l'énergie d'écrire toute la nuit (ce que je n'ai pas) et j'ai envie de rentrer à la maison.

Je ne sais pas si j'aime vraiment le truc d'écrire au chalet. Je m'ennuie pour mourir. Ça me surprend, je suis plutôt du genre à aimer la solitude, mais là... peut-être que si j'avais un bon bouquin ça irait mieux, mais si je l'avais je n'écrirais pas. Ça fait 36 fois que je pense à rentrer à la maison. Je suis donc fondamentalement une femme de famille.

Aujourd'hui, je me suis amusée à inclure une scène tirée du blog Write anything, pour le lien regardez mon message d'hier. Il fallait rédiger une scène :

A man ducks into a dress shop to escape a sudden downpour and finds himself in the middle of a heated debate between employees.

Voici ce que ça donne: (je vous rappelle que c'est un premier jet. Comme disait mon copain Hemingway, The first draft of anything is shit. et bourré de fôte)


En quittant l'hôpital, il était allé se promener. Il s'était mis à pleuvoir, une eau glacée d'automne en plein mois de mars. Il était entré s'abriter dans un magasin de chaussure et avait distraitement jeté un oeil sur les modèles.
Le magasin semblait vide. N'importe qui aurait pu entrer, prendre une des boîtes et ressortir avec. Ce n'était pas un de ces magasins qui n'affichait que les pieds gauches, pour éviter de se faire voler: c'était plutôt un magasin de liquidation où on laissait le client se débrouiller pour dénicher la boîte contenant la paire de souliers à sa taille. Le service était pourri, le choix pas très grand, mais les prix répondait bien à ses exigences budgétaires d'étudiant.
Tout de même, c'était étrange qu'il n'y ait personne. C'est à ce moment-là que Martin entendit un coup. Quelqu'un venait de balancer quelque chose contre le mur. Une femme, à en juger par la voix. Plus elle criait fort, plus sa voix montait dans les aigus. La voix de l'homme qui lui répondait effectuait l'opération contraire ce qui donnait un curieux mélange de hurlements très hauts et très bas qui se répondaient. Les deux individus, manifestement un couple qui possédait le magasin et partageaient la vie, donnaient l'impression de répéter une pièce qu'ils connaissaient par coeur.
Débouchant dans la salle, ils restèrent un moment surpris en voyant Martin, qui marmonna qu'il était entré pour se protéger de la pluie, mais qu'il préférait repartir. L'homme le regarda d'un air soupçonneux et voulu savoir s'il avait volé des chaussures pendant qu'ils étaient absents, ce qui permis à sa femme de reprendre la chicane où elle avait été laissée.
-- S'il avait voulu volé quelque chose, il serait parti en nous entendant arriver, tu beuglais aussi fort qu'un mammouth enragé!
-- Parce que madame fait la souris, peut-être?
-- Et puis veux-tu bien me dire pourquoi tu avais encore laissé le magasin sans surveillance? Si tu ne veux pas qu'on nous vole, garde donc la caisse, vieux grognard.
-- Si j'ai quitté mon poste, c'est parce que madame délaisse le sien pour aller siffler des verres Whisky dans la réserve en me laissant me taper tout le boulot et yen a marre.
-- C'est quand même mieux que toi qui va te t'envoyer en l'air avec la petite caissière pendant son heure de dîner.
-- Alcoolique!
-- Obsédé!

6 commentaires:

Gen a dit…

Lol! Je sais pas si ça va bien s'intégrer dans ton roman, mais je trouve ça comique en tout cas.

T'en fais pour ton rythme du Nanowrimo. Regarde ce que moi ça donne : partie en lion la fin de semaine passée, me voilà complètement arrêtée. Dire que j'avais libérer ma fin de semaine pour pouvoir écrire plus... là je compte le temps me séparant de ma prochaine dose d'Advil, en espérant que ça aide un peu ma tête...

Je retourne m'étendre!

Bon weekend solitaire. Tu vas encore plus apprécier ta petite routine ensuite!

S@hée a dit…

merci Gen, prends soin de toi xxx

Une femme libre a dit…

Voilà un couple qui ne va plus durer longtemps...

S@hée a dit…

Mais non femme libre, c'est un de ces couples disfonctionnels où les partenaires passent leur temps à se crier dessus et à s'insulter, mais sont incapables de se laisser. Un vieux couple.

Une femme libre a dit…

Tiens, c'est vrai ça. Ils ne se laisseront pas parce qu'ils ont besoin de leur dynamique malsaine et qu'ils y sont tellement habitués qu'elle les rassure. J'espère qu'ils n'ont pas d'enfants.

S@hée a dit…

Non :-) Et tu ne seras pas étonnée d'apprendre qu'ils ont également une relation dysfonctionnelle avec les membres des leur famille. Quoique cette information est inutile pour mon roman ;)

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